ALAMANE

ALAMANE

Scène coupée de Forteresse.

Haletants et essoufflés, les amants demeurèrent un long moment ainsi. L’un à côté de l’autre. L’un sur le ventre, l’autre sur dos. Ils se regardaient dans les yeux, chacun savourant la satisfaction de l’autre. Pas besoin de mot. Ils se comprenaient. Plus proches que jamais.

Fatigué, Alamane se releva sur un coude. Il posa ses lèvres sur celles de Karlius qui accepta le chaste baiser. La douce chaleur de son contact ranima aux creux des reins de ce dernier, les braises qu’il croyait éteintes. Il l’enlaça avec tendresse.

Ses mains caressaient son dos, plus bas, toujours plus bas et…

Alamane gémit.

En alerte, Karlius se recula pour le regarder.

― Qu’est-ce qui se passe ?

Alamane grimaça.

― Je crois que ma blessure s’est rouverte.

L’adolescent crut voir son tuteur pâlir. Dans la pénombre son visage ressortait, tel un spectre blafard.

Aussi s’empressa-t-il d’ajouter :

― Ce n’est rien. Je… Je vais regarder. Pas la peine de s’inquiéter.

― Bouge pas, je m’en occupe.

Karlius bondit du lit. Il se cogna dans la table et au moins un meuble en plus de la chaise et jura copieusement avant de parvenir à récupérer son briquet tombé au sol. Par miracle, il alluma une bougie sans mettre le feu à tout le chariot.

Alamane se mordit l’intérieur de la joue pour ne pas rire. Il ravala son sourire et gagna la chaise bousculée où il s’assit. Il déroula le pansement. Rapidement il aperçut un peu de sang sourdre. Comme il s’y attendait, un fil avait sauté déchirant la chair mais, fort heureusement, la plaie en elle-même demeurait close, fine cicatrice blanche.

Karlius se pencha au-dessus de lui, lui cachant la lumière.

L’ancien infirmier lava la tache de sang et s’assura qu’il n’y avait pas d’autres dégâts. Il ôta les fils devenus inutiles et refit le bandage.

― C’est tout ?

― Il n’y a pas grand-chose d’autre chose à faire. C’est pratiquement guéri de toute façon.

Le noble déglutit.

― Je suis désolé.

Alamane se raidit.

― Pas moi.

Il se leva et alla se coucher. Il se roula en boule contre la cloison, sous la fenêtre comme son tuteur le faisait chaque fois qu’il voulait qu’on le laissât tranquille.

Karlius n’insista pas.

 

Pour l’avoir supprimer : Parce qu’il y avait une incohérence temporelle !

 



16/02/2013
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